cours théorique

 cours théorique

Un syllabus est à votre disposition par mail en envoyant une demande à l'adresse : 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

!!! Une version papier est disponible au club !!!

N'hésitez pas à poser des questions suite à la lecture de ce syllabus par téléphone ou lors de vos visites au club 

Leptospirose: maladie des rats?

 

LEPTOSPIROSE : maladie des rats ? 

 

Parlons ce mois-ci de la leptospirose, que l’on connait mieux (et erronément) sous le nom de « maladie des rats ». En effet, cette maladie bactérienne se transmet par les urines de petits rongeurs principalement ; cependant, le chien peut représenter également un réservoir de la maladie (leptospira canicola), et lorsqu’il est atteint, notre petit compagnon peut contaminer la personne qui le soigne, il s’agit donc d’une zoonose ! (une zoonose est une maladie qui peut se transmettre de l’animal à l’homme et inversement). 

Cette leptospire est une bactérie de type spirochète qui se présente sous différentes formes selon l’animal qui l’héberge : c’est ainsi que l’on distingue : 

 
 

Leptospira ictérohaemorrhagiae, dont le réservoir est le rat 

Leptospira canicola hébergée par le chien 

Leptospira grippotyphosa (le mulot) 

Leptospira bratislava ou australis, réservoir : le hérisson 

 

pour les principaux sérogroupes que l’on retrouve dans nos contrées, car il  en existe plus de 20 types différents dans le monde. Les espèces touchées par la maladie sont des animaux qui vont se retrouver en contact avec la bactérie : le cheval, le porc, les ruminants qui mangent l’herbe ou la terre sur laquelle les espèces réservoirs ont uriné, vont présenter des avortements principalement; le chien qui boit l’eau stagnante, ou qui mange de l’herbe pour se « purger », va présenter une insuffisance rénale grave, précédée de symptômes variables de type inflammatoires (fièvre, vomissements, toux, etc…) qui, dans la forme suraigüe, entraineront le décès de l’animal avant de pouvoir réagir ; le chat est très peu sensible à la maladie ; les hommes sont également touchés gravement par une insuffisance rénale, particulièrement ceux qui se retrouvent en contact avec les espèces réservoirs : fermiers, chasseurs, égoutiers, vétérinaires…Il s’agit de la zoonose la plus répandue dans le monde, parfois mortelle, en recrudescence depuis une dizaine d’années. L’éradication de la maladie semble impossible, car les espèces réservoirs sont des animaux sauvages… 

 

 

La leptospirose est une maladie d’automne principalement, car elle survit et se transmet par les eaux stagnantes entre 0 et 25°. On en voit plus après un été pluvieux ; chez nos chiens, on la trouve plus fréquemment dans les campagnes, chez  les chiens de chasse ou de ferme. Elle pénètre dans l’organisme par l’ingestion d’eau contaminée, mais aussi par la peau, car elle rentre par la moindre petite écorchure ! On croit que l’herbe polluée par l’urine de petits rongeurs (hérissons, souris…) pourrait également être contaminante. Le microbe se dissémine alors dans tout l’organisme et se multiplie dans le foie, les reins, les yeux, le système nerveux, etc…Les symptômes sont de type inflammatoires, très variables, évoluent en quelques jours vers une insuffisance rénale grave et parfois mortelle. Le vétérinaire, lorsqu’il suspecte la maladie, doit mettre l’animal en perfusion avant d’avoir une confirmation du diagnostic, avec un traitement agressif et intense (antibiotiques, antivomitifs, diurétiques…) si l’on veut avoir une chance de sauver l’animal… 

 

Jusqu’à présent, la vaccination contre la leptospirose combattait les 2 sérovars principaux que l’on retrouvait chez nous : canicola et icterohaemorhagiae. Depuis une dizaine d’années, nous voyons une recrudescence de la maladie, due à 2 sérovars présents dans l’environnement en plus grande quantité : australis et grippotyphosa, hébergés par les hérissons et les mulots. Le vaccin a donc été amélioré, et depuis novembre 2013, un vaccin contre 4 valences au lieu de 2 a été mis sur le marché. 2 injections à 1 mois d’intervalle sont nécessaires pour protéger nos chiens de manière satisfaisante, il ne faut pas oublier de faire un rappel par an pour assurer à notre compagnon un risque pratiquement nul de présenter la maladie : un bon taux d’anticorps lui permet en effet, s’il se retrouve face à la bactérie, d’éliminer celle-ci sans signe clinique, alors que sans vaccin, le vétérinaire aura peu de chance de sauver le chien sans séquelles… 

Conclusion : n’oubliez pas de faire vacciner chaque année votre chien contre cette maladie en recrudescence, faute de contrôler efficacement les populations de petits rongeurs…Cet acte protègera à coup sûr Médor contre ce fléau, transmis par les rats, mais aussi par les mulots…et les hérissons ! 

 

 

 

 

Président:

Pour tout renseignement

 

Christophe Mahy: 0474/249685

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

  

Vice-présidente:

 

 

Blommaert Kathy: 0498/16.54.12

 

 

Trésorière:

 

 

Martine De Lessines: 0495/40.74.11

 

 

Secrétaire:

 

 

Lucchini Stéphany: 0474/249685

 

Page facebook : l'entente canine jamioulx 

Encore un parasite estival: l Aoûtat

 

Encore un parasite estival: l' Aoûtat

 

 

Durant l'été, pendant les grosses chaleurs, on peut voir son chat ou son chien présenter des démangeaisons intempestives; des croûtes peuvent apparaître sur le cou, le dos, le ventre la région du périnée, les espaces interdigittés (comme ici sur la photo de gauche).

 

 

 

 

 

 

Chez les maîtres qui pratiquent le jardinage, des lésions de peau apparaissent à la même période; elles démangent surtout le matin, à la sortie de la couette bien chaude... Même si on appelle ce parasite "la gale d'été", le parasite n'est pas transmis de l'animal à son maître.

 

 

 

 

 

 

 

Il s'agit d'un acarien, appelé Trombidium Automnalis, présent dans les pelouses, les champs, particulièrement ceux qui ont été moissonnés récemment. L'adulte, de couleur rouge et d'une taille de 0,2 mm, tombe sur le corps de sa victime lors de la tonte de la pelouse, ou monte sur les parties en contact avec le sol (pattes, ventre ou vulve chez la chienne lorsqu'elle se penche pour uriner). Il s'enfonce alors sous la peau pour pondre.

 

 

 

 

 

 

Les larves (ici à gauche) formées lorsque la peau sera au chaud (la nuit) vont sortir en formant à la surface de la peau des petites grappes de grains orangés qui ressemblent à du pollen (voir photo en bas). C'est là que l'animal a envie de se démanger intensément! On appelle aussi cette maladie le feu d'herbe.

 

 

 

 

 

 

 

Pour soulager l'animal, on peut tamponner localement de l'isobétadine dermique,que l'on gardera au frigo pour refroidir directement  l'endroit enflammé. Les larves seront tuées rapidement et les lésions sècheront en quelques jours. Certains animaux ne contrôlent plus leur grattage et se lacèrent véritablement la peau: il faudra que le vétérinaire leur administre un traitement antiprurigineux.

 

Préventivement, aucun produit miracle n'a encore fait ses preuves à 100%. En répétant les produits anti acariens (contre les tiques) plus souvent, et en pulvérisant les endroits sensibles avec un insecticide adéquat, on arrive à contrôler cette infestation... en attendant la saison des pluies?